top of page

UNE VISITE INOPPORTUNE
COPI
1988. Cyrille, comédien moribond et mythomane, fête le deuxième anniversaire de son sida. À ses côtés pour l'accompagner vers la mort, une Infirmière droguée à l'opium, un Professeur fétichiste des tricycles et Hubert Dubonnet, son plus fervent admirateur.
Entrent alors en scène le Journaliste le plus incompétent que la terre ait jamais porté et Regina Morti ; une cantatrice baroque dont on ne sait pas très bien si elle existe réellement ou si elle est la mort elle-même.
Pour Cyrille, il n'y a plus le choix. C'est son dernier public et sa dernière représentation. Il faut qu'elle soit flamboyante.

Emporté par le sida avant la fin des répétitions, Copi ne verra jamais la Visite Inopportune jouée sur un plateau de théâtre.
S'utilisant lui-même à des fins d'auto-fiction il dresse, au travers de son double égocentrique de théâtre, le portrait infiniment touchant d'un homme pour qui la mort vient trop tôt. Mais, si l'imminence de la fin, la maladie et la solitude sont effectivement au centre du texte, on ne peut qu'être frappé par l'humour féroce qui le caractérise - et pris de vertige en pensant à son auteur.
Comment peut-on seulement oser imaginer écrire un texte si drôle et irrévérencieux lorsque l'on se trouve soi-même à l'orée de sa propre mort ? C'est certainement ce choc, à l'issue de la première lecture, qui nous a donné envie de monter ce spectacle.

Une Visite Inopportune est un long tableau fantasque au rythme trépidant et aux rebondissements absurdes. Lobotomie, règlements de compte entre amants et poison aztèque sont au programme de cette pièce testament inclassable ; nous donnant à voir un homme qui conjure sa terreur de la mort en lui adressant un ultime pied de nez.
Reste une question insoluble et obsédante : Où est le couteau du rosbif ?

Une Visite Inopportune
Durée : 1h10
Distribution :
L'Infirmière : Laure Kergren
Cyrille : Corentin Ferron
Le Professeur : Léonard Lallement
Regina Morti : Alexis Desné
Hubert : Xavier Huguen
Le Journaliste : Jonathan Dixon
Soutien à la mise en scène : Mael Diraison
bottom of page